L’évolution vers des consommables d’impression plus durables

06/14/20187 Min de Lecture

Tout comme les imprimantes, les consommables ont connu des évolutions importantes depuis les années 1980, en particulier en matière de respect environnemental.

On pourrait croire que les technologies d’impression professionnelle n’ont pas beaucoup évolué au cours des 40 dernières années. Après tout, les imprimantes laser dominent aujourd’hui le marché car leur prix s’est réduit à quelques milliers de dollars dès les années 80 et il s’agissait alors d’une aubaine pour des modèles capables d’imprimer plusieurs pages à la minute. Ces appareils ont pourtant connu des développements moins visibles mais très importants au fil des années, plus particulièrement dans la manière dont les consommables sont fournis. Dans cette présentation, nous allons retracer l’évolution du matériel d’impression en étudiant les principaux changements technologiques et leurs effets, pour finir par les développements écologiques que nous constatons aujourd’hui.

De la marguerite au laser

Dans les années 1980, la plupart des impressions étaient réalisées avec des appareils à marguerite ou à matrice de points. Les premières imprimantes à marguerite étaient en fait des versions automatisées des machines à écrire. Des rubans étaient alors utilisés pour fournir l’encre. Les imprimantes à matrice de points, appareils contemporains des appareils à marguerite, n’étaient pas beaucoup plus avancées en matière de technologie, dans la mesure où elles utilisaient également des rubans encreurs. Cette technologie de gestion de l’encre existait déjà depuis une centaine d’années, les premières machines à écrire majeures étant arrivées dans les années 1870.

Les imprimantes à matrice de points actuelles utilisent encore une technologie similaire, dans laquelle le dispositif principal est toujours le ruban. Il est possible de recycler ces rubans en les rechargeant en encre, mais cette pratique reste peu répandue. En revanche, les imprimantes laser ont entraîné des changements considérables dans la manière dont les consommables sont utilisés. En effet, l’encre n’était alors pas aussi étroitement liée à l’emballage dans lequel elle était fournie. Dans les années 1980, le gaspillage ne représentait pas un problème majeur et les entreprises n’hésitaient pas à jeter les cartouches vides. Mais la possibilité d’un contenant plus durable que l’encre qu’il contenait avait fait son chemin, et devait par la suite poser les bases du recyclage.

L’émergence de la réduction des déchets

Même si le recyclage ne constituait pas encore une priorité majeure pour la plupart des entreprises au début des années 1990, certains fabricants commençaient déjà à y réfléchir. Le programme Planet Partners de HP a été lancé en 1991 et son objectif était de récupérer puis de recycler les cartouches LaserJet. Ce programme a pris de plus en plus d’ampleur au fil du temps. Depuis son lancement, il a permis de recycler 566 millions de cartouches d’encre et de toner à travers le monde, dans plus de 50 pays. Aujourd’hui, 80 % des cartouches d’encre HP et 100 % de ses cartouches toner LaserJet utilisent un plastique recyclé. Celui-ci provient de bouteilles en plastiques récupérées en Haïti, que HP utilise dans son processus de fabrication.

Mais les imprimantes consomment d’autres ressources en plus du toner et des cartouches. L’électricité est un paramètre essentiel.

Lors de leur arrivée sur le marché, les imprimantes laser nécessitaient bien plus d’énergie que leurs concurrentes à marguerite ou à matrice de points. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Une imprimante à matrice de points classique utilise 60 watts lors de l’impression alors qu’une imprimante laser classique a besoin d’environ 250 watts, même si la rapidité de cette dernière suggère que l’impression d’un document – et donc sa consommation électrique – durera moins longtemps.

Le coût par page des imprimantes laser est dans l’ensemble près de dix fois celui d’une imprimante à matrice de points, un prix qui se justifie pour atteindre une résolution de caractères et d’images inenvisageables sur des matrices. Il est cependant possible de baisser le coût des lasers sur la durée en jouant sur la technologie des consommables. C’est ce qu’a fait HP en intégrant plusieurs innovations dans les cartouches JetIntelligence de sa gamme LaserJet. Parmi celles-ci, le toner ColorSphere 3 fond à une température inférieure et consomme donc moins d’électricité. Il dispose d’une coque rigide et d’une forme sphérique qui améliorent son rendement, pour imprimer plus de pages et s’user moins vite. Il dispose d’ailleurs d’indicateurs plus sûrs pour éviter que vous ne sortiez la cartouche alors qu’elle contient encore du toner. Enfin, son scellement est automatiquement retiré lors de l’installation, ce qui économise le temps des collaborateurs lorsqu’ils changent la cartouche.

La qualité d’impression des imprimantes laser présente aussi l’avantage, indirect, de réduire le gaspillage : elle évite les réimpressions et le bourrage des feuilles. On consomme donc moins d’encre et de papier. De plus, la fonction par défaut d’imprimer recto-verso est susceptible de diviser encore par deux cette consommation de papier.

Parmi les autres consommables physiques pris en compte, citons le tambour d’imagerie. Il fait souvent partie de la cartouche de toner dans une imprimante laser, mais dure généralement plus longtemps que le toner, sauf s’il est abîmé. C’est très utile lorsque la cartouche est recyclée, mais un vrai gaspillage si elle ne l’est pas. Ainsi, HP permet de remplacer ce tambour uniquement quand c’est nécessaire.

Enfin, la prise en compte de l’aspect environnemental ne se limite pas à réduire le coût de l’énergie, des pièces de rechange et des consommables. Une cartouche avec un meilleur rendement contribue aussi à réduire les livraisons des nouveaux consommables. De fait, elle réduit les emballages nécessaires et la quantité de carburant consommée par le livreur. L’Instant Ink de HP permet même à l’imprimante de commander ses propres cartouches de rechange lorsque les capteurs détectent un faible niveau.

L’essor des imprimantes à jet d’encre dans les entreprises

Si les imprimantes laser sont majoritaires dans les entreprises depuis des décennies, cette prépondérance a récemment été remise en cause. Jusque-là, les imprimantes à jet d’encre trouvaient plutôt leur place à la maison, car elles offraient une qualité sans améliorée pour une dépense initiale moindre que les laser. En revanche, les imprimantes à jet d’encre sont trop lentes et leurs coûts de fonctionnement sont trop élevés par rapport aux modèles laser ou LED pour le bureau.

Mais tout a changé avec l’arrivée de la technologie PageWide de HP, laquelle règle le principal problème des imprimantes à jet d’encre, à savoir leur lenteur, grâce à une tête d’impression innovante. Les imprimantes laser utilisent un laser dirigé par un miroir pour dessiner l’image de la page à imprimer, avec des impulsions électriques envoyées sur le tambour, ce qui permet de sortir un grand nombre de pages à la minute. De leur côté, les imprimantes à jet d’encre doivent physiquement déplacer leur tête d’impression sur une page, afin d’imprimer chaque ensemble de lignes, puis répéter ce mouvement plusieurs fois sur toute la page. Cette technique est responsable de la lenteur du jet d’encre. La technologie PageWide de HP résout ce problème de vitesse en utilisant une tête de la largeur de la page, qui n’a donc pas besoin de bouger.

C’est ainsi que le modèle OfficeJet Pro X est même parvenu à dépasser les imprimantes laser en matière de vitesse. La OfficeJet Pro X551dw est quant à elle entrée dans le livre Guinness des records en 2012, en établissant le délai d’impression de 500 pages le plus rapide. Cette imprimante ne consomme également que 70 W en moyenne en cours d’impression, et présente un coût réduit de moitié pour l’impression couleur par rapport à une imprimante laser classique. C’est ainsi que les imprimantes à jet d’encre ont fini par entrer dans les bureaux.

La nouvelle ère de l’impression

Les consommables d’imprimante devraient connaître des évolutions encore plus importantes si l’émergence des productions 3D se confirme. On estime que 2 à 3 milliards de dollars (jusqu’à 40 % du secteur mondial de la fabrication) seront consacrés à l’impression 3D au cours des cinq à dix prochaines années. Bien loin de disparaître de notre paysage professionnel de plus en plus numérique et virtualisé, l’avenir de l’impression semble plus radieux que jamais.

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